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Loir dans les combles, comment le reconnaître et réagir

9 octobre 20265 min de lecture

Des galopades au plafond en pleine nuit, des crottes sombres près de l'isolant : le visiteur a toute chance d'être un loir. Voici comment le confirmer, et pourquoi la méthode des rats ne lui convient pas.

Loir dans les combles, comment le reconnaître et réagir

Un loir dans les combles se trahit surtout la nuit : des galopades au plafond, entre mai et octobre, et des crottes sombres en forme de haricot regroupées au même endroit. Ce n'est ni un rat ni une souris, et cela change la façon de s'y prendre. Vous allez pouvoir vérifier si c'est bien un loir qui s'est installé chez vous, le distinguer du lérot, lire les traces qu'il laisse et savoir quelles mesures ont un sens.

Reconnaître un loir sans le confondre

Le loir gris ressemble à un petit écureuil gris. Son pelage est uni, gris sur le dos et blanc sur le ventre. Ses grands yeux noirs lui donnent un air étonné, et sa queue est touffue sur toute sa longueur, comme un plumeau. C'est un animal nocturne et arboricole : il vit dans les arbres et sort quand la nuit tombe. On le voit donc rarement, ce qui explique qu'on le soupçonne souvent bien avant de l'apercevoir.

Un proche cousin entretient la confusion : le lérot. Il porte un masque noir autour des yeux, et sa queue se termine par un pinceau noir et blanc. Si vous avez entrevu l'animal, ne serait-ce qu'un instant, ces détails suffisent à trancher. Masque et pinceau, c'est un lérot. Pelage uni et queue touffue d'un bout à l'autre, c'est un loir.

Cette distinction a un intérêt concret. Elle évite de chercher un rat là où il n'y en a pas, et elle donne à la personne qui vient constater les lieux un point de départ plus net. Une description précise de ce que vous avez vu, même brève, vaut mieux que l'impression vague de quelque chose qui court.

Loir dans les combles, les bruits de la nuit

Le loir passe la plus grande partie de l'année à dormir. Il hiberne longtemps, d'octobre à avril environ, et choisit volontiers les combles, l'isolant, un mur creux ou un cabanon pour s'y abriter. Pendant ces mois, vous n'entendez rien, et vous pouvez même ignorer qu'il est là.

Tout change de mai à octobre. C'est la période où il est actif, donc celle des bruits. Il court et galope au plafond en pleine nuit, grignote, pousse de petits cris et des sifflements. L'ensemble est plus sonore que ce que ferait une souris : on croirait quelqu'un qui déplace des objets au-dessus de la chambre.

L'heure et la nature du bruit donnent déjà une piste. Pour comparer ce que vous entendez avec ce que produisent les rats, les souris ou d'autres occupants, vous pouvez consulter notre page sur les bruits dans les combles. L'écoute seule ne suffit pas toujours, d'où l'intérêt de la confronter aux traces laissées sur place.

Autre particularité : ces bruits reviennent. Une nuit de silence ne signifie pas que l'animal est parti. Il s'attache à son nid et à ses réserves, et reprend ses allées et venues dès que la nuit retombe.

Crotte de loir et autres traces

La crotte de loir est plus grosse que celle d'une souris. Elle a la forme d'un haricot et une couleur sombre. Surtout, elle est souvent regroupée au même endroit, comme si l'animal avait choisi un coin attitré. Un petit tas de ce genre sur l'isolant ou près d'une poutre est un indice sérieux.

D'autres signes complètent le tableau :

  • un isolant tassé ou creusé, là où l'animal a aménagé son nid ;
  • des gaines et des câbles rongés ;
  • des fruits et des réserves entamés ;
  • une odeur d'urine, parfois perceptible avant même que l'on voie quoi que ce soit.

Les câbles rongés méritent une attention particulière : une gaine abîmée dans des combles dépasse la simple gêne et peut poser un vrai problème. L'isolant creusé, lui, ne remplit plus son rôle aux endroits où l'animal s'est installé.

Prenez l'habitude de regarder les crottes de près, avec des gants et sans les remuer inutilement. Leur emplacement compte autant que leur forme : un tas régulier au même endroit signale un passage fréquent, et le nid n'est généralement pas loin.

Pourquoi on ne le traite pas comme un rat

Le loir n'est ni un rat ni une souris. Les appâts raticides vendus dans le commerce sont prévus pour les rats et les souris, pas pour lui. Les poser dans les combles revient donc à agir à côté du problème, avec en prime un produit placé là où personne ne regarde.

Renseignez-vous également avant toute capture. Le cadre qui s'applique à cet animal ne se devine pas, et mieux vaut le connaître avant d'installer un piège ou de déplacer quoi que ce soit.

Reste la question de l'entrée. Le loir passe par le toit : tuiles déplacées, rives, passages de câbles, mais aussi lierre et branches qui touchent la façade et lui servent d'escalier. La méthode suit cet ordre :

  • attendre qu'il soit sorti, donc en dehors de l'hibernation et de la période des petits, en été ;
  • fermer les accès avec du grillage à maille fine et du mortier ;
  • tailler les branches proches du toit ;
  • mettre les fruits à l'abri.

Fermer trop tôt, pendant l'hibernation ou quand des petits sont là, reviendrait à enfermer l'animal à l'intérieur. Pour préparer les fermetures, notre page sur boucher les passages des rongeurs détaille comment obtenir une obturation durable.

Ce que vous pouvez faire dès aujourd'hui

Trois gestes sont à votre portée sans attendre :

  • noter les bruits entendus et l'endroit précis où se trouvent les crottes, pour savoir de quel côté regarder ;
  • faire le tour du dehors : tuiles, rives, passages de câbles, lierre et branches proches du toit ;
  • ranger les fruits et les réserves hors de portée, et ne poser aucun appât raticide.

Faites venir un professionnel dès que l'identification reste incertaine : confusion possible avec un lérot, un rat ou une souris, ou doute sur l'ampleur du nid. Une entreprise spécialisée devient aussi nécessaire quand les entrées ne se repèrent pas depuis le sol, quand des câbles sont rongés ou quand la fermeture se fait sur une toiture.

Elle identifie l'animal, trouve les passages et choisit le bon moment pour fermer, ce qui évite les erreurs qui coûtent le plus cher : un animal enfermé, un produit inadapté ou une entrée rouverte la saison suivante.