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Un lérot dans la maison ou le grenier, comment le faire partir

9 octobre 20265 min de lecture

Des pas pressés au plafond, des fruits grignotés au cellier, de l'isolant en miettes : un petit locataire nocturne s'est installé chez vous. Voici comment le reconnaître, puis le faire partir.

Un lérot dans la maison ou le grenier, comment le faire partir

Un lérot est un petit rongeur nocturne à masque noir autour de l'œil et à queue terminée par un pinceau noir et blanc, qui s'invite dans les greniers et les cabanons du printemps à l'automne. Pour l'éloigner sans poison, il faut comprendre ce qui l'attire, repérer par où il passe, puis fermer ces accès pendant qu'il est dehors.

Reconnaître un lérot avec certitude

Le lérot a le dos brun gris et le ventre blanc. Son signe le plus sûr tient au visage : un masque noir entoure l'œil et file sous l'oreille, comme un trait de crayon. Les oreilles sont grandes pour la taille de la tête.

Regardez ensuite la queue. Elle est longue et se termine par un pinceau noir et blanc, un détail qui le sépare du loir à queue touffue. Si vous apercevez l'animal, ces deux repères, le masque et le pinceau, suffisent à conclure.

Le plus souvent, pourtant, on ne le voit pas, car il sort la nuit. On le devine alors à ses traces :

  • des pas qui courent et un grignotement après la tombée de la nuit
  • des fruits grignotés dans le cellier
  • de l'isolant réduit en petites boulettes
  • des crottes foncées, d'un gabarit supérieur à celui des souris

Ne pas confondre lérot, loir et souris

Le loir est plus grand que le lérot. Son pelage est gris uni, sa queue est touffue et son visage ne porte pas de masque net. Devant un animal au masque bien marqué, il s'agit donc du lérot.

La souris est une tout autre affaire, et le rat aussi. Un bruit de course dans le plafond ne dit pas qui court. Conclure trop vite à une souris conduit à poser des produits qui ne conviennent pas, pendant que le vrai occupant continue sa vie au-dessus de votre tête.

Pour trier, posez-vous quelques questions. L'animal porte-t-il un masque ? Sa queue est-elle touffue ou terminée par un pinceau ? Les crottes sont-elles grosses ? Si le doute persiste, une entreprise spécialisée peut trancher sur place, et vous saurez mieux lire sa proposition en consultant la page sur reconnaître un devis exploitable.

Reconnaître une crotte de lérot

Une crotte de lérot est sombre et plus grosse que celle d'une souris. C'est le premier repère quand vous en trouvez sur la laine de verre, sur le plancher du grenier ou au fond d'un cabanon.

Regardez aussi ce qu'elle contient. Il arrive d'y distinguer de petits éclats brillants, restes d'insectes que l'animal a mangés. Ce détail renseigne sur son régime : il ne se contente pas de graines.

Notez où elles se concentrent. Un tas près d'une ouverture, un alignement le long d'une poutre ou un coin chargé sous le faux plafond indiquent un passage régulier. Une crotte isolée ne prouve rien à elle seule : elle prend son sens avec le masque aperçu, les bruits nocturnes ou les fruits entamés.

En cas d'hésitation, comparez la taille avant tout. Les crottes de souris, plus petites, ne se confondent pas avec celles-ci quand on les place côte à côte.

Pourquoi un lérot s'installe dans la maison

Un lérot dans la maison n'y arrive pas par hasard. Il cherche un abri au sec et de quoi manger, et un logement lui offre souvent les deux. La laine de verre, par exemple, se transforme facilement en nid.

Il grimpe très bien. Un mur crépi, une gouttière ou une plante grimpante qui court jusqu'au toit lui servent d'escalier. Ce qui vous paraît une façade fermée est pour lui une voie d'accès.

Il mange presque de tout : fruits, insectes, escargots, graines, croquettes. Une corbeille de pommes au cellier ou un sac entamé au garage suffit à l'attirer. Il est actif du printemps à l'automne, puis hiberne quand le froid s'installe : le silence de l'hiver ne prouve donc pas son départ.

Voici les endroits où on le retrouve :

  • le grenier, au creux de la laine de verre
  • le faux plafond
  • le cabanon et le garage
  • l'espace entre les lames d'un bardage
  • les nichoirs du jardin

Les dégâts qu'il peut causer

Le lérot s'en prend d'abord à l'isolant. Il le déchire et le réduit en boulettes pour garnir son nid, ce qui laisse des zones trouées ou dégarnies dans le grenier.

Il grignote aussi les câbles. Un fil entamé se vérifie sans attendre, surtout dans un faux plafond ou un garage où personne ne regarde jamais.

Viennent ensuite les réserves : fruits percés, graines éventrées, sacs ouverts. Puis les salissures, crottes et restes de repas, qui s'accumulent dans les recoins. Pour un petit bailleur, ces traces dans un grenier ou un cabanon commun valent d'être traitées avant qu'elles ne s'étendent.

Ces dégâts s'étalent sur la belle saison. L'animal étant actif du printemps à l'automne, c'est à ce moment que le grenier se dégrade, puis l'hiver endort le problème sans le résoudre.

Le faire partir sans poison

Les appâts raticides vendus dans le commerce sont prévus pour les rats et les souris. Un lérot n'est ni l'un ni l'autre, et ce n'est pas la bonne réponse. Quant à une capture, renseignez-vous avant d'agir sur ce qui est permis pour cet animal.

La méthode est plus patiente : retirer ce qui l'attire, trouver où il passe, puis fermer. Dans l'ordre :

  • ranger fruits, graines et croquettes dans des boîtes fermées
  • observer la maison au crépuscule pour voir par où il entre et sort
  • boucher les passages quand l'animal est dehors, avec du grillage à maille fine ou du mortier
  • tailler la végétation qui s'appuie contre la façade

L'ordre compte. Le crépuscule est le bon moment pour guetter : l'animal sort, vous repérez l'ouverture, vous attendez qu'il soit parti et vous refermez. Fermer pendant qu'il est à l'intérieur l'enferme dans votre grenier et aggrave la situation.

Pour passer le reste du logement en revue, vous pouvez suivre une inspection utile pièce par pièce, qui aide à repérer d'autres entrées.

Ce que vous pouvez faire aujourd'hui

Trois gestes pour commencer :

  • mettre fruits, graines et croquettes en boîtes fermées, au cellier comme au garage
  • regarder la façade au crépuscule pour voir par où l'animal passe
  • tailler les plantes et branches qui touchent le mur

Faites venir un professionnel si vous hésitez entre lérot, loir, souris et rat, si les entrées sont hors de portée (toit, haut de façade, bardage), ou si l'isolant et les câbles sont déjà abîmés.

Une entreprise spécialisée identifie l'animal avec certitude, distingue chacune de ces bêtes et propose la fermeture des accès, qui règle le problème à la source.